Il y a dit-on des émotions qu’il faut accepter ; alors je les accueille lorsqu’elles frappent à ma porte. Je revisite ma mélancolie dans une optique cathartique, à partir de ce coin de Terre qui me soulage et me console. Le plateau est à mes portes. Il est une sorte de sanctuaire, non pas de ceux que la société a érigé à ma place, mais que j’ai choisi, à l’abri du temps. C’est un pays silencieux où la quiétude côtoie l’inquiétude. Il y a dans ses cimetières et chapelles, dans ses parcelles de douglas dévastées, dans ses lacs brumeux, dans ses villages de granite aux persiennes closes, une part d’angoisse : c’est la mienne.
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