Une maison perdue

« J’habite une maison perdue dans la lumière du ciel. Toit et fondations flottent dans les nuages. Je peux rester des heures ainsi dans le jardin, tandis qu’une lumière peint et repeint l’obscurité de mes pages. Personne ne m’écrit, mais je sais que quelqu’un pense à moi, très loin dans l’univers. Cela suffit à gonfler mon cœur de joie. Il ou elle sont ceux pour qui j’écris depuis toujours des livres qui sont des lettres qui ne partent pas, que je remise à l’infini « 

Joel Vernet, L’oubli est une tâche dans le ciel, Fata morgana, 2020, p 34

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