Catégorie : Marche et rêve

  • Des êtres familiers

    Est-ce moi qui interprète leur posture ou sont-ils véritablement animés d’une intention ? Certains arbres « me parlent », et je me surprends parfois à répondre à leur signal, à les considérer comme des êtres familiers.

  • Solitaire

    « J’ai toujours préféré un arbre qui pousse, solitaire, au milieu d’un champ, à ceux qui se groupent frileusement dans la promiscuité d’une forêt « 

    Jean-Loup Sieff, Etats d’âme et ta sœur, Alternatives, 2000

  • Monsul [Almeria]

  • Détruire les certitudes

    Il n’y a pas de création sans chemin qui se perd. La tactique (méthode ?) consiste dès lors à s’égarer, à s’auto-déboussoler pour mieux détruire les certitudes nées de la force et de la résistance du mental.

  • Nouvelle géographie

    « Cette nouvelle géographie de l’espace laissera sur le bord du chemin les géographes aux pieds plats en train de soigner leurs ampoules. Les autres, le pied léger, iront d’une fuite baguenaudée vers l’horizon qui les attirera. La géographie ne sera plus enseignée dans les universités, mais chemin faisant dans la respiration de la vie. Nulle connaissance qui n’aura fait l’expérience du mouvement, de la mise en action de toutes les cellules du corps, des tendresses de l’âme. Ainsi acquis, nul apprentissage ne sera perdu, nulle rencontre ne sera faite en vain. Et les diplômes, pas plus que les paysages, ne seront couchés sur des bouts de papier, ils seront gravés dans le bois tendre des cœurs et survivront pour toujours dans le regard de celui qui les a vécus « 

    Thierry Pardo, Petite géographie de la fuite ; essai de géopoétique, Les éditions du passage, 2015, p 35

  • S’émerveiller

    « On accède à l’émerveillement non en raison de la nature merveilleuse du spectacle mais grâce à un état d’être favorable ou, autrement dit, s’émerveiller résulte d’une procédure alchimique dont le principe se trouve dans le regardeur et qui permet de révéler une dimension secrète des choses »

    Belinda Cannone, S’émerveiller, Stock 2017, p 18

  • Mont Tsiknias [Tinos]

  • La Pousterle [Hautes-Alpes]

  • J’accueille la lumière

    Je confesse que je ne cherche pas les sommets. Je prends dans mon sac à dos des vêtements chauds, un appareil photo et un carnet pour aller me poser sur les rives d’un lac ou d’un torrent, pour divaguer sur des cimes sans randonneurs et sans alpinistes. Quand le soleil décline, je prends le chemin du retour, le plus tard possible. Je ne conquiers rien, j’accueille la lumière.

  • Si je n’avais pas de corps

    « Il n’y aurait pas pour moi d’espace si je n’avais pas de corps »

    Maurice Merleau-Ponty, Phénoménologie de la perception, 1945, Gallimard, p 119