Catégorie : Tangentes

  • Détruire les certitudes

    Il n’y a pas de création sans chemin qui se perd. La tactique (méthode ?) consiste dès lors à s’égarer, à s’auto-déboussoler pour mieux détruire les certitudes nées de la force et de la résistance du mental.

  • Nouvelle géographie

    « Cette nouvelle géographie de l’espace laissera sur le bord du chemin les géographes aux pieds plats en train de soigner leurs ampoules. Les autres, le pied léger, iront d’une fuite baguenaudée vers l’horizon qui les attirera. La géographie ne sera plus enseignée dans les universités, mais chemin faisant dans la respiration de la vie. Nulle connaissance qui n’aura fait l’expérience du mouvement, de la mise en action de toutes les cellules du corps, des tendresses de l’âme. Ainsi acquis, nul apprentissage ne sera perdu, nulle rencontre ne sera faite en vain. Et les diplômes, pas plus que les paysages, ne seront couchés sur des bouts de papier, ils seront gravés dans le bois tendre des cœurs et survivront pour toujours dans le regard de celui qui les a vécus « 

    Thierry Pardo, Petite géographie de la fuite ; essai de géopoétique, Les éditions du passage, 2015, p 35

  • Peyrelevade [Corrèze]

  • Déviance

    Il existe des routes déclassées, déviées, dépecées. Chaque découverte d’un tronçon est l’occasion d’une heureuse parenthèse, d’une pratique momentanée de l’écart, d’une perte (déviance) qui n’est ni plus ni moins qu’une manière de se (re)trouver.

  • Voyageur perpétuel

    « L’exilé volontaire est un voyageur perpétuel pour qui seul le départ a de la saveur. Pour lui, aucune halte, aucune destination ne vaut un départ, la perspective d’un ailleurs. L’exilé vit l’expérience du vent, sa fuite est en avant, chaque arrêt est un échouage. Il courtise sa propre disparation »

    Thierry Pardo, Petite géographie de la fuite ; essai de géopoétique, Les éditons du passage, 2015, p 15