Catégorie : Les îles ou presque

  • La surprise s’embusque

    « Tout chemin m’est bon dès que la voiture m’a hissé insensiblement – presque toujours, de quelque côté qu’on l’aborde, par de longues rampes douces – sur cette terrasse éventée de la France, où errer à l’aventure a quelque chose de plus grisant qu’ailleurs ; même dans le Limousin, moins accidenté, plus monotone, la surprise s’embusque presque partout »

    Julien Gracq, Carnets de grands chemins, José Corti, 1992, p 70

  • Un autre siècle

    « La forêt bruissait de mille bruits et j’étais venu chercher le silence ici, près des eaux, qui roulaient lentement entre les rochers aux formes arrondies. Je m’allongeais sur le plus plat d’entre eux et contemplais le ciel qui trouait les feuillages. J’éprouvais le sentiment de vivre dans un autre siècle, loin de mon époque et éloigné des hommes »

    Joel Vernet, Au bord du monde, Ed. du Laquet, 2001, p 64

  • Mont-Lozère [Lozère]

  • Un archipel

    Je me hisse souvent sur les grands plateaux du Massif central qui constituent des sortes d’îles formant un archipel. Je pars m’étourdir de vent et de solitude, éprouver les vertiges de l’horizontalité.

  • Libre comme l’air

    « Il existe une expression très juste : « libre comme l’air « . Cela signifie qu’un être libre se trouve à la fois partout et nulle part, qu’il ne se fige ni ne pèse, qu’il passe léger, voire incognito, sur cette terre »

    Jacqueline Kelen, Inventaire vagabond du bonheur, Albin Michel 2008, p 94

  • Confolent – Port-Dieu [Corrèze]

  • Site de la Vie [Corrèze]

  • Anesthésiées

    Il reste des murs effondrés et le silence des eaux endormies. De l’Aragon au Limousin, j’explore les vallées et rivières anesthésiées.

  • Mélancolie

    Il y a dit-on des émotions qu’il faut accepter ; alors je les accueille lorsqu’elles frappent à ma porte. Je revisite ma mélancolie dans une optique cathartique, à partir de ce coin de Terre qui me soulage et me console. Le plateau est à mes portes. Il est une sorte de sanctuaire, non pas de ceux que la société a érigé à ma place, mais que j’ai choisi, à l’abri du temps. C’est un pays silencieux où la quiétude côtoie l’inquiétude. Il y a dans ses cimetières et chapelles, dans ses parcelles de douglas dévastées, dans ses lacs brumeux, dans ses villages de granite aux persiennes closes, une part d’angoisse : c’est la mienne.

  • Signe

    « Quand du pays devient paysage, ce que j’appréhende en lui n’est plus indifférent, mais fait signe, « me parle », « me touche » comme on dit familièrement »

    François Jullien, Vivre de paysage ou l’impensé de la raison, Gallimard, 2014, p 215