Catégorie : Traverses

  • Silhouettes

    Je reconnais leurs silhouettes qui m’appellent dans les prés, et aime à me glisser sous leurs alignements qui m’offrent des séquences cinématographiques. Les arbres sont des êtres vivants comme les autres..

  • Barsanges [Corrèze]

  • Transversale oubliée

    Je fréquente depuis 25 ans une transversale oubliée, une France entre parenthèse, entre Limoges et Clermont-Ferrand, un pays de confins où je vis le plus long et passionnant des voyages.

  • La surprise s’embusque

    « Tout chemin m’est bon dès que la voiture m’a hissé insensiblement – presque toujours, de quelque côté qu’on l’aborde, par de longues rampes douces – sur cette terrasse éventée de la France, où errer à l’aventure a quelque chose de plus grisant qu’ailleurs ; même dans le Limousin, moins accidenté, plus monotone, la surprise s’embusque presque partout »

    Julien Gracq, Carnets de grands chemins, José Corti, 1992, p 70

  • Signe

    « Quand du pays devient paysage, ce que j’appréhende en lui n’est plus indifférent, mais fait signe, « me parle », « me touche » comme on dit familièrement »

    François Jullien, Vivre de paysage ou l’impensé de la raison, Gallimard, 2014, p 215

  • Magnétisme

    « La façade d’une maison est comme le visage d’une personne. Souriante, sombre, marquée, vieillie. Le temps a déposé à sa surface le poids des années. De la corniche, d’où s’élance le toit, à l’encadrement des fenêtres, l’enduit, tout se consume et se concentre en un instant figé dans le temps. La lumière du matin, rasante, révèle des détails qui, au soir, s’estompent. Un lieu n’est pas immortel, il n’est pas, comme un tableau peut l’être, quelque chose de stable dans le temps. Sa beauté se modifie au cours des saisons, et puissant est le lien avec ce qui l’entoure. Dans notre monde, attentif uniquement à la reconnaissance de ce qui est visible, on pense que, indépendamment de ce qui survient, un lieu reste le même. Mais c’est faux. Ce qui en fait le magnétisme, c’est un ensemble de choses »

    Roberto Peregalli, Les lieux et la poussière, Arléa, 2017, p 17